Paysages intérieurs

Place d’Italie sous la pluie. Théâtre 13eme Art dans le centre commercial. Une sortie en famille, un spectacle mélangeant danse et marionnettes. Quelques images glanées sur internet et des critiques enthousiastes avaient titillées mon envie de découverte, à partager avec mon Happy Family. Paysages intérieurs, de Philippe Gentry.

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Pour moi, une porte ouverte sur l’imaginaire, une vie symbolique, entre rêves et cauchemars, entre peurs et désirs. A la recherche de soi dans un temps suspendu, sa jeunesse, son adolescence, sa part de féminité, de masculinité, l’attirance sexuelle, l’amour, le rapport aux autres et à soi, la violence, la guerre, l’identité…

Mais pour Grand Arbre et Petit Oiseau, un spectacle hermétique. Une succession de scènes sans discernement, sans but et sans plaisir. Où même la volupté et la magie de la mise en scène ne lèvent pas l’incompréhension et la lassitude. Oui, disons-le clairement, ils se sont copieusement emmerdés.

Petit Chat, elle, avait gagné mes genoux et tentaient au creux de mon oreille d’obtenir un semblant d’explication. J’ai pu partager un peu de mes sentiments, lui exprimer ce que je voyais. Termes laconiques chuchotés rapidement. Aussi compliqué que de raconter un rêve alors que déjà il s’évapore.

Pour moi, il suffisait de se laissait porter par les illusions, les images et les couleurs. La rêverie quoi.

« Moi, maman, j’ai trouvé que c’était plutôt un cauchemar… »

Debrief dans le métro au retour. Non décidément, ils n’avaient pas vu la même chose que moi. Ah si, la marionnette au début, c’était drôle.

Mais le meilleur souvenir des filles restera ce jeune homme avec un gros casque sur les oreilles sur la partie aérienne de la ligne 6 direction Nation. Il chantait à tue-tête un tube de Michel Berger :

« Si tu crois un jour que tu m’aimes

Si un jour tu as de la peine

La la la la la la

Pense à moi »

Peut-être qu’avec la musique dans les oreilles ça sonnait juste. Pour nous c’était assez dissonant. Mais les sourires des gens dans la rame, plus que moqueurs, étaient bienveillants, envers celui qui oubliait le monde autour de lui pour chanter comme sous sa douche.

Pour le coup, lui, il était à fond dans ses paysages intérieurs !

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